Reconstructing « Markuspassion »

Les Passions sont en quelque sorte comme des tragédies grecques: elles réalisent une sorte de purification collective au travers du drame qui nous est présenté. Deux grandes passions de Johann Sebastian Bach nous sont parvenues intactes: la Passion selon Saint Jean BWV 245 (intimiste, théâtrale, aux métaphores sensibles) , et la Passion selon Saint Matthieu BWV 244 (chef d’oeuvre d’architecture musicale, aux dimensions colossales).
Il en reste une troisième, la Passion selon Saint Marc BWV 247, dont seul le livret nous est parvenu. Depuis une vingtaine d’années, différentes propositions de reconstruction la partition ont vu le jour. Musique des Lumières et Facundo Agudin se sont inclinés, en collaboration avec l’Ensemble Vocal de Lausanne, pour l’ypothèse élaborée par Simon Heighes (1995), Dr. en Musicologie à l’Université d’Oxford. Sa version est originale : elle plonge dans le modèle de la Markuspassion de Reinhard Keiser, que Jean-Sébastien Bach admirait profondément. Ainsi, le discours musical alterne entre des choeurs somptueux (tirés pour la plupart de la Trauerode BWV 198 et de l’Oratorio de Noël BWV 248), la beauté mystérieuse des Chorals, et les pages de Keiser (notamment les superbes récits accompagnés du rôle de Jésus).

Dürmüller, Pruvot, Agudin.
Ensemble Vocal de Lausanne, Musique des Lumières.

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