LES GRANDS SOLISTES

Ramón Vargas

Le ténor Ramón Vargas naît le 11 septembre 1960 à Mexico. Il débute le chant à 9 ans en rejoignant le Chœur de la Basilique de Guadalupe. Il étudie ensuite à l’Institut de musique Miranda Cardenal à Mexico. En 1982, il fait ses débuts au Mexique en jouant dans L’Apothicaire de Haydn. La reconnaissance de son pays natal vient en 1983 lorsque le chef Eduardo Mata lui confie le rôle de Fenton dans Falstaff de Verdi, puis celui de Don Ottavio dans Don Giovanni de Mozart. En 1986, il s’installe en Autriche où il termine ses études de chant à l’école de l’Opéra d’Etat de Vienne.

Ramón Vargas est découvert par le public international en 1992 lorsque le Met lui offre de remplacer Pavarotti dans le rôle d’Edgardo dans Lucia di Lammermoor de Donizetti. L’année suivante, en 1993, il fait son entrée à La Scala de Milan à nouveau en Fenton dans une production de Falstaff de Giorgio Strehler pour le centenaire de l’opéra de Verdi. Par la suite, il chante Rigoletto à La Scala et à l’Opéra de Paris et Le Barbier de Séville de Rossini au Met et aux Arènes de Vérone.

En 2010, il interprète plusieurs grands rôles du répertoire dont le rôle-titre de Werther de Massenet à San Francisco, le rôle de Rodolfo dans La Bohème de Puccini au Met, ainsi que le Duc de Mantoue dans Rigoletto de Verdi à Vienne. En 2011, Ramón Vargas chante le rôle de Gabriele Adorno dans Simon Boccanegra de Verdi au Met, L’Elixir d’amour de Donizetti et Mefistofele de Boito au Palais des Arts de Valence. Il monte également sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées pour I due Foscari de Verdi sous la baguette de Callegari. En 2012, il endosse le rôle-titre des Contes d’Hoffmann d’Offenbach à La Scala dans une mise en scène de Robert Carsen, mais aussi le rôle d’Alfredo dans La Traviata de Verdi au Festival d’Opéra de Munich. En 2014, Ramón Vargas est le Chevalier des Grieux amoureux de Manon de Massenet à Vienne. De 2013 à 2016, il incarne à plusieurs reprises le rôle-titre de Don Carlos de Verdi à Vienne, New-York et au TCE, ainsi que le rôle de Riccardo dans Un Bal masqué à San Francisco et au Bunka Kaikan de Tokyo. Il interprète le rôle-titre de La Clémence de Titus de Mozart dans une mise en scène signée Jonathan Miller à Zurich. L'année suivante, il répond à l'invitation de la Compagnie nationale d'Opéra du Canada pour Tosca de Puccini afin d'y chanter Mario Cavaradossi. En 2017, il est à Parme pour interpréter Gaston dans Jérusalem de Verdi. L’année suivante, il incarne Carlo dans Les Brigands de Verdi à Monte-Carlo.

En septembre 2018, Ramón Vargas reprendra le rôle-titre de Don Carlos à Los Angeles. Vienne le recevra en octobre et en décembre pour chanter respectivement Riccardo dans Un Bal masqué et Alfred dans La Chauve-Souris (Johann Strauss). En mars et en juin 2019, il reprendra son Riccardo à Hambourg puis à Genève.

Andrés Gabetta

Le violoniste franco-argentin Andrés Gabetta est considéré comme l’un des musiciens baroques les plus brillants de sa génération.

Toujours à la recherche d’une sonorité riche et de couleurs contrastées sur instrument d’époque, il se produit en tant que soliste et chef d'orchestre dans les plus grandes salles européennes (L’Elb Philarmonie, la Philharmonie de Berlin, le Musikverein Wien, la Philarmonie de Paris, le Concertgebouw d'Amsterdam...) et dans les plus grands festivals internationaux (le Festival de Salzburg, le Menuhin Festival de Gstaad, le Festival de Schleswig-Holstein, le Festival de Rheingau...) aux côtés de solistes tels que Ceclia Bartoli, Franco Fagioli, Sol Gabetta, Julia Lezhneva, Vivica Geneaux, Simone Kermes, Giuliano Carmignola, Maurice Steger, Gabor Boldoczki, Sergej Nakariakov ou Christophe Coin.

Andrés Gabetta développe une interprétation et une présentation originales des oeuvres célèbres (Les Quatre saisons de Vivaldi, les Saisons de Piazolla) en même temps qu’il explore des pièces encore inédites du répertoire baroque (concertos pour violon de Timmer, Umstatt, Ragazzi), comme l’en atteste sa discographie très souvent récompensée (nomination aux Grammy pour les enregistrements des concertos Brandebourgeois de Bach, Prix Choc, Diapason d’Or).

Remarqué par Christophe Coin, Andrés Gabetta fait ses débuts en 2004 comme violon solo à l’Ensemble baroque de Limoges puis à l’Orchestre de Chambre de Bâle avant de créer la Cappella Gabetta en 2011. En 2017, il collabore pour la première fois avec Cecilia Bartoli (enregistrement du CD Dolce Duello), qui l’invite aussitôt à partager la scène en soliste avec elle lors d’une tournée européenne autour de Vivaldi qui sera reconduite en 2020. Depuis, elle l’invite plusieurs fois par année comme soliste et chef de son orchestre Les musiciens du Prince.

En tant que chef, Andrés est régulièrement invité à diriger des orchestres baroques tels que l'Orchestre baroque de Séville, les Musiciens du Prince ou l’Orchestre de Versailles.

Marina Viotti

Après un diplôme de flûte traversière, Marina Viotti s’essaie au jazz, au gospel, au metal et, un diplôme de hautes études littéraire (hypokhâgnes) en poche, part s’installer à Vienne pour commencer le chant lyrique auprès de Heidi Brunner en 2011. En 2013, elle entre dans la classe de Brigitte Balleys à l’HEMU, où elle obtient un diplôme de soliste. Elle se perfectionne actuellement dans le belcanto auprès de Raul Gimenez à Barcelone.

Marina est gagne de nombreux prix dans différents concours : Finaliste du concours Operalia en 2018, 3e prix du Concours de Genève en 2016 ,1er prix au concours Kattenburg à Lausanne en 2017 et et le Prix international du Belcanto au festival Rossini in Wildbad (Allemagne) en 2015. Elle est également lauréate de plusieurs bourses (Migros, Mosetti, Weltner, Leenaards).

Ses rôles importants à l’opéra incluent : Arsace (Aureliano in Palmira) et Isabella (L’italienne à Alger) au festival Rossini à Wildbad puis au Théâtre de Lucerne, où elle a également interprété La Grande Duchesse de Gerolstein (Offenbach) et Elisabetta (Marie Stuart); La mère (Amahl, Menotti) à l’Opéra de Lausanne, Rosina (Le Barbier de Séville) et Olga (Onegin) à l’Opéra du Rhin ; Mélibéa (Le Voyage à Reims) au Liceu de Barcelone ; Maddalena (Rigoletto) à l’opéra de Zürich et de Münich . Elle a également fait parti de la troupe des Jeunes solistes du Grand Théâtre de Genève pendant deux ans. A venir : débuts à La Scala, Dresden, Münich, Valencia, Vienne…

Marina Viotti chante la partie d’alto solo dans plusieurs concerts dont, entre autres : 

Les Motets de Bach, Les Sept Paroles du Christ (Haydn), La Messe en UT (Mozart), les Kindertotenlieder (Mahler) avec l’OCL, Le Stabat Mater (Pergolesi), Der Rose Pilgerfahrt (Schumann), Le Messie (Händel), La petite messe solennelle (Rossini), Le Requiem de Verdi, El amor Brujo (De Falla) avec l’OSI, La Passion de Saint Mathieu (Bach) avec La Scala, ou encore Le Poème de l’amour et de la mer (Chausson) à Bremen.

Avec ses programmes diversifiés et ouverts, elle est l’invitée de nombreux festivals (Solothurn Classics, Lavaux Classics, Label Suisse, Festival de la Cité, Tarragona, Périgord Noir), de la France au Japon en passant par l’Espagne ou l’Allemagne, avec notamment les récitals “De Bach à Piaf, chansons d’amour” et “Love has no borders”.

Désireuse d’explorer d’autres voies et de rapprocher les genres et les gens, “virevoltant d’un style à l’autre avec un naturel désarmant et une parfaite aisance musicale” Marina créée des projets qui font appel tant au grand répertoire lyrique qu’au cabaret, au jazz ou à la chanson.

Rubén Amoretti

D’origine espagnole, Rubén Amoretti interprète le répertoire hispanique depuis son enfance. Entre 1982 et 1988, il chante surtout dans des groupes de musique espagnole, participant à différents festivals en Europe et en Amérique.

Après des études de chant classique en Suisse avec Dennis Hall et Nicolai Gedda et aux Etats-Unis avec Carlos Montané, il fait ses débuts à l’opéra au Théâtre de Bloomington (USA) dans I Pagliacci.

Il est sollicité par de nombreuses scènes internationales (Zurich, Genève, Lausanne, Vienne, Prague, Mexique, Toulouse, Madrid, Moscou, Paris, Palerme, Rome, Venise, etc.) où il a chanté entre autres Tosca, La Bohème, Aïda, Le Barbier de Séville, Don Carlos, Rigoletto, Faust, Carmen, Don Giovanni, La Damnation de Faust, Les Noces de Figaro, Nabucco, La Gioconda, etc.

Apprécié de nombreux chefs, Zubin Mehta, James Levine, Nikolaus Harnoncourt, Bruno Bartoletti, Marcello Viotti, Gabriele Ferro, Anton Guadagno, Alain Lombard, Nello Santi, etc. Amoretti a eu comme partenaires entre autres José Carreras, Alfredo Kraus, Agnes Baltsa, Roberto Alagna, Juan Diego Flores, Ramón Vargas, Juan Pons, Cecilia Bartoli, Daniela Dessi, Inva Mula, etc.

Tout récemment, il a obtenu les éloges du public et de la presse pour ses incarnations de Philippe II (Don Carlos), Don Giovanni et Scarpia (Tosca) et les revues Opéra International de Paris, Rome et Barcelone, ont également salué ses dernières prestations: L’Italiana in Algeri au Metropolitan de New York, Don Giovanni à Lausanne, La Favorite à Las Palmas, L’elisir d’amore à Neuchâtel, La Villana à Madrid et un Récital à l’Opéra Royal de Versailles avec le ténor Roberto Alagna.

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